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Mosul postwar camp
Architecture after terrorism

En 2017, alors que la ville de syrienne de Mossoul n'est pas encore totalement libérée du joug de l'Etat islamique, Archstorming lance un concours international destiné aux professionnels et aux étudiants en architecture qui étaient invités à concevoir : des hébergements d'urgence d'une part, des structures plus durables d'autre part.

Il était attendu d'eux "proposals to create an infrastructure that provisionally shelters all the refugees who wish to return to Mosul while their homes are rebuilt and the city regains its living conditions.
The infrastructure is considered as a temporary solution that seeks to receive refugees in a humanitarian emergency and return them as citizens integrated into society.
To achieve this, there will be two different areas. The first, named Urgent Humanitarian Aid, is thought for receiving and caring the newly arrived returnees. It can include spaces for family registration and reunification, basic emergency health and vaccination assistance, a psychological care area, massive housing infrastructures, storage areas and distribution of humanitarian aid (mattresses, mats, food kits, etc.), collective canteens, as well as places for religious worship and spaces reserved for leisure and sports.
The second area, called City Reintegration Zone, aims to reintegrate refugees into society after years of uprooting and will seek to secure a future for families, once they meet their most urgent basic needs in the first area."

Les réponses -presqu'une centaine- sont venues des cinq continents : USA, Afrique du Sud, Australie, Japon, Chine, Russie, Allemagne, Espagne, Angleterre... et France.
Alexandre Houdet, Valentine Aguiar, Antonin Belot et Hans Fritsch, étudiants en master 2 à l'ensa Nantes, ont remporté le premier prix avec le projet "Impulse".

Impulse

Leur approche s’est voulue pluridisciplinaire, se fondant sur des réflexions menées par des architectes tels que Lucien Kroll et Patrick Bouchain, deux militants de l’habitat participatif.
« Les architectes doivent-ils s’occuper seuls de concevoir des bâtiments ou doivent-ils intégrer les habitants à la conception des bâtiments ?" (Antonin Belot)
Les étudiants, comme leurs aînés répondent par la négative à cette question, avec un projet qui est tout à la fois modulaire, évolutif et participatif.
« Actuellement, seuls les professionnels de la construction mandatés par l’État irakien reconstruisent Mossoul. Or, pour que cela coûte moins cher, nous pensons qu’il faudrait intégrer les futurs usagers de ces équipements dans tout le processus.»

Plutôt que de reprendre le découpage proposé par le concours (une structure pour accueillir les sans-abri, puis trois autres pour les héberger plus durablement) les nantais ont donc imaginé un seul et même lieu où se déroulerait toute la construction. « À l’endroit qui leur a été désigné pour planter leurs tentes, les habitants resteront pour édifier leurs habitats temporaires. Mais pour éviter un développement anarchique, il faut établir des périmètres d’extension en concertation avec les professionnels ».
Organisé autour d’espaces de vie commune, chaque îlot peut accueillir six familles qui pourront participer à la construction d’habitations d’un étage ou deux. Légère et économique, leur structure sera constituée de tasseaux de bois et de métal, les murs étant édifiés par l’entassement de sacs de graviers ramassés dans les ruines de la ville puis recouverts ensuite d’enduit.