Actualités > Concours acier 2016
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Le Concours acier

Né de la volonté de soutenir et d’amplifier l’enseignement de la construction métallique, "Concours Acier" est un concours proposé chaque année aux étudiants des écoles françaises d’architecture ou d’ingénieurs par l'association ConstruirAcier.  Rassemblant tous les acteurs de la filière, l’association met à la disposition des architectes, des bureaux d’études, des maîtres d’ouvrage, des enseignants comme des étudiants tout un dispositif entièrement dédié au soutien et à la promotion de l’acier dans la construction.

Le concours vise à donner aux étudiants une image positive et dynamique de l’utilisation de l’acier dans la construction. C'est une occasion unique pour des milliers d’entre eux de pouvoir présenter leurs projets devant un jury composé d’architectes, d’experts, de professionnels de la construction et de journalistes de la presse spécialisée. L'édition 2016 les invitait à "concevoir les éléments d’infrastructure d’une ligne de transport par câble aérien, nouveau mode de déplacement répondant aux besoins de la ville de demain : mobilité, maîtrise du foncier, intégration dans le paysage ..."

Parmi les nombreuses soumissions reçues au siège du concours, douze ont été admises en phase finale, dont deux proposées par des équipes nantaises. La première de ces équipes était constituée de trois étudiants de l'UE de master "Franchissement" (enseignants : Francis Miguet, Benoît Boris et Sébastien Memet). La seconde regroupait quatre étudiants qui ont répondu en "off" du programme du semestre.
Le 26 mai, le jury, présidée par Dominique Jakob, a désigné trois projets lauréats: un premier prix, un prix spécial et une mention. Le nom de leurs auteurs a été dévoilé le 5 octobre, lors de la "Steel.in" à Paris.
Le prix spécial et la mention reviennent  aux deux équipes de l'ensa Nantes :  Guillaume Bichon, Victor Donnart, Aglaé Lebot, Antoine Trémège  pour "High Liane" et Malek Monastiri, Ismael Rodriguez Lopez, Anne-Lucie Roussel pour "La grande traversée".
Ce beau succès -deux équipes nantaises sur trois équipes lauréates- confirme l'intérêt des étudiants de l'ensa nantes pour ce concours, qu'ils ont déjà remporté à deux reprises avec Tram on way en 2014  (Nicolas Barbisan, Victor Martial, Nathalya Yankovska) et le Pont Héron en 2011 (Paul Jaquet, Mattie Le Voyer, Jules Eymard).

Le règlement et le jury 2016 + les éditions précédentes

Prix spécial : High Liane

Guillaume Bichon, Victor Donnart, Aglaé Lebot, Antoine Trémège

La fermeture des chantiers navals de Nantes en 1987 impulse une réflexion sur la mutation des espaces désindustrialisés et leur réappropriation : valoriser la mémoire pour créer une identité commune. La High Liane relie des points stratégiques de Nantes en proposant un voyage à bord d’animaux, au coeur d’une nature mécanique. Les animaux volent d’arbre en arbre, transportant des passagers qui participent à l’expansion de la migration urbaine.

Ces transports organisent la ville autour d’axes majeurs, des polarités se créent aux arrêts desservis. Chaque poteau est composé de racines qui se soulèvent pour créer des foyers de sociabilité, à l’aide de mobilier urbain, de rangements, de composts... La cime est faite de branchages composés d’un système de production d’énergie électrique à base d’éoliennes en feuilles métalliques recyclées.

La gare prend place à Commerce en réorganisant les circulations superposées au gré des besoins, pour plus de lisibilité. Le transport par câbles aériens dégage une promenade piétonne à ses racines qui entre en résonance avec la rue haute de la gare. Protégés par les feuillages, usagers, visiteurs et animaux attendent, profitent de la vue ou se reposent. La station accueille en son sein des espaces de formation aux nouvelles technologies qui permettront d’assurer l’entretien et le maintien de la High Liane ainsi que de favoriser l’innovation au service de l’écologie

 

Mention : La grande traversée

Malek Monastiri, Ismael Rodriguez Lopez, Anne-Lucie Roussel

Métamorphosé par le grand projet du Campus Paris-Saclay, le plateau de Palaiseau est une vaste étendue dominant la vallée de la Chevreuse. Futur pôle de recherche et d’enseignement de renommée internationale, le plateau bouillonnera d’activités. C’est donc un enjeu pour les villes qu’il traverse de
considérer la lisière avec cette nouvelle pièce urbaine. S’il sera desservi par la future ligne 18 du métro, amorce de liaisons périphériques, il reste toutefois primordial de traiter la desserte via les réseaux existants. Située en extrémité communale, la gare de Lozère est une interface clé. Elle est le croisement entre le passage du RER B et la montée piétonne vers le quartier de l’École Polytechnique, dont elle est la gare la plus proche.

Cette proximité spatiale est toutefois à nuancer au vu de l’important dénivelé et de la masse végétale qui l’en séparent. La mécanisation de la montée est alors un moyen pour relier la gare et le Campus – et de manière plus générale la vallée et le plateau –, affirmer l’importance du RER B dans la future gestion des flux, tout en permettant une accessibilité à tous. Afin de minimiser l’impact dans le paysage et l’encombrement au sol et de favoriser des lieux d’intermodalité, le téléphérique apparaît comme la solution la plus adaptée. La ligne relie ainsi trois séquences paysagères : le plateau et ses sentiers, le quartier de Lozère et la promenade de l’Yvette. Il est ici question de traiter le pylône habité, gare intermédiaire située au-dessus des voies du RER B.